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 Khi nào thây trên duòng dài mêt moi

Cân nghi nghoi dôi phút canh dòng sông

Anh hay dên tìm tôi noi bên doi

Tán da tôi bóng mát vôn quen dùng 

***

Khi nào thây dòi thuòng gâm nhâm

Cân môt lòi tîép súc dê di xa

Anh hay dên tìm tôi noi biên váng

Biên tôi chò con sóng ngân nga

***

Và nêú nua ta là hô trên núi

Trong hoan vu tinh mich ngâm sao tròi

Anh hay dên, Chim thiên nga moi cánh

Dâu yên lành trên guong mat hô tôi...  

A.D

************

 

 

Chang nôi nhó nào gîóng nhau trong muôn vàng nôi nhó

Bîét phân biêt tình yêu qua tùng nhip tho

Bîét xoa diu lòng mình bàng nhung gîác mo

Nhung nam tháng nên tho da di vào ky niêm

Rôì nhung ky niêm vân tro vê trong gîác mo và nôi nhó

Chang nôi nhó nào gîóng nhau... 

A.D

Anh còn no em, công viên ghê dá,

Công viên ghê dá,

Lá dô chîèu yêu

Anh còn no em, dòng sông bên cu

Dòng sông bên cu

Con sông êm dêm, 

Anh còn no em, chim vê núi Nhan,

Tròi mò mua dêm,

 Tròi mò mua dêm,

Anh còn no em, nu hôn vôi vàng

Nu hôn vôi vàng

Náng chói qua rêm

Anh còn no em,

Con tim bôí rôí

Con tim bôí rôí

Anh còn no em, và còn no em

Cuôc tình da lo

Cuôc tình da lo

       Anh còn no em...      

     

LE VIEUX CHEVAL DU SEIGNEUR TRINH.

 

 

 

   Phuong-Lô est un petit village perdu, lové dans une vallée au nord de la montagne Tan, distant du marché de Ðan-Lâm à peu près de sept lieues.Pour aller de Ðan-Lâm à Phuong-Lô, sur un sentier battu, longeant une source, il faut traverser un pont en pierre jeté par dessus cette source, à côté d'un petit temple.Dans ce village, il y a un vieux vendeur de chevaux depuis deux générations répondant au nom de Nông.À la fin de la circonscription, son père, palefrenier de la Dynastie des Trân, revient au village pour étre vendeur de chevaux.À quatorze ans, il suit son père sur le marché Ðan-Lâm pour apprendre le métier.En grandissant, il est reconnu de la région comme capable de dénicher de bons chevaux.Le vieux Nông possède un cheval blanc, aux poils si blancs comparable à du coton,scintillants comme incrustés de diamants;le vieux lui donne le nom de Kim-Bông. Souvent, il raconte qu'il a acheté ce cheval depuis que celui-ci n'a méme pas de dents depuis Nuoc-Hai; il a vadrouillé de partout et n'a jamais vu un cheval aussi parfait que celui-ci, capable d'avaler des milliers de lieues comme de la race des vrais chevaux de guerre. 

   Depuis que Kim-bông est débourré, il l'utilise pou aller vendre des chevaux dans de différents lieues.Tous les ans, il participe à toutes les courses de la région, Kim-bông se retrouve sans faute premier.Ainsi, le cheval acquiert la très bonne réputation qui parvient aux oreilles du Seigneur Trinh.

   A cette époque là, le Seigneur Trinh a besoin d'une armée de cavaliers pour pacifier son territoire, il envoie un émissaire pour achater le cheval.

   Méme regrettant le talent de Kim-Bông, le vieux remet le cheval à l'émissaire en disant:"Mon cheval est un animal mais il comprend les étres humains.Depuis toujours il a vécu dans ce coin perdu avec moi, mangeant de l'herbe de la montagne, buvant à méme la source, si je n'utilise pas son talent à bon-escient, c'est très dommage pour lui!Maintenant que le Seigneur veut le ramener vers le palais pour l'utiliser dans ses expéditions, je suis quand-méme récompensé car ai répondu à l'attente de ce précieux cheval qui s'est beaucoup entrainé".En finissant sa phrase, il donne les brides à l'émissaire.Le cheval redresse ses deux oreilles, secouant sa téte comme s'il comprend qu'il va dire adieu à ses montagnes perdues, pour aller se débattre dans la Capitale.

   Sur le chemin de retour, l'émissaire ne tarit pas d'éloges sur le précieux cheval;Kim-Bông galope comme du vent, rendant derrière lui, collines et montagnes, arbres et plantes désordonnés de la région de Son-tây.Au bout d'une demi-journée, il arrive à Thang-Long.

   L'émissaire se présente devant le Seigneur, lui décrivant la silhouette du cheval ainsi que sa façon de galoper, de marcher.Le Seigneur Trinh est très satisfait et donne ordre à ses généraux de mettre en place une course afin de désigner les chevaux de combat.Un matin, la population du voisinage, ayant eu vent de cette course, se met en route pour venir voir comme l'eau qui coule sous le pont.Des milliers de meilleurs chevaux de tous les coins arrivent, en rang, à côté des cavaliers bien arnachés.Kim-Bông est perdu devant cette scène inconnue, son coeur bat à se rompre, ses yeux fixent la ligne d'arrivée: comme pour donner du tempo avec ses congénères, il s'arréte de respirer, rentre son ventre, hennit jusqu'à provoquer la chair de poule.Le cavalier d'à côté, fait un geste de recul, proche de la chute, le troupeau de chevaux s'écarquillant les yeux pour regarder Kim-Bông puis hennit aussi. 

   Après trois coups de gong, les cavaliers se mettent en selle, fouettent et prennent le départ.Les chevaux galopent, la poussière vole intensément, les mottes de terre giclent comme de la pluie drue, la foule crie à tue-téte.En un clin d'oeil, Kim-Bông se retrouve en téte, tout en hennissant caracole, ses antérieures s'agrippent comme des griffes en fer, sa queue flottant dans le vent, comme si ses pattes ne touchent pas sol.Au loin, les gens le voient comme une silhouette floue, décrivant des courbes comme un dragon blanc en train de se déplacer.Où il arrive, les clameurs explosent.Des rangées de chevaux s'appercevant ne pas étre capables de suivre Kim-Bông, laissent tomber la course en s'arrétant, hennissent en contemplant la silhouette blanche s'éloigner...dans la poussière ensoleillée de la Capitale.A la fin du gong, Kim-Bông s'arréte, ses oreilles bourdonnent sous les applaudissements et éloges aux alentours, il en redemande, les sabots frappant le sol comme voulant encore accomplir quelques milliers de tours pour se défouler.

   Lorsque le gong donne ordre de galoper, Kim-Bông quitte la ligne de départ, ses quatre pattes s'agrippent au sol comme dans l'eau, les pattes frappent régulièrement comme le gong annonçant les heures, sa queue se détale comme un filet d'eau.Il finit son tour; le cavalier sur son dos, avec un bol plein d'eau, ne met aucune goutte dehors.Il voit à ce moment là que tout le champ de courses a les yeux rivés vers lui, faisant l'éloge de son talent.Il hennit longuement de fierté.

   Après cette course, il reçoit de tout le champ de courses le titre de "Cheval blanc céleste" et a été choisi comme exemple pour l'entrainement de tout le troupeau des chevaux de combat de la Dynastie.C'est pour cela que, en très peu de temps, ses congénères deviennent eux-aussi des chevaux de combat professionnels.Et à partir de là, le troupeau de chevaux de combat et lui, écument les champs de bataille tout en bravant la mort.Il se rappelle très bien du combat à côté de la rivière Gianh.La force ennemie féroce, l'encerclant, ses congénères meurent.Il prend toutes ses forces tel un tigre affamé, détruit l'encerclement, tue le général ennemi, et accapare la victoire.Après cette réussite, le Seigneur Trinh le choisit comme cheval royal et arrive au palais.

   Le Seigneur Trinh donne ordre aux soldats de construire un bassin en forme de lune, au sud du jardin royal, pour les bains du cheval royal, et ordonne à vingt palefreniers de prendre soin de ce précieux cheval.

   C'est la première fois que le "cheval céleste" met ses pieds au palais.Devant lui, que de palais sublimes et immenses; de partout, l'or scintille.Sous ses pieds, les pierres vertes réflétant sa silhouette.Le paysage nouveau l'affole.Il transpire, tremblotte lorsqu'il met ses pattes sur ces carrelages de décoration, il jette un regard aux soldats alignés à droite et à gauche dans les vestibules.Il hésite, rentrant son cou lorsque le palefrenier l'amène vers les écuries, il croit que le palefrenier se trompe en l'amenant vers  un endroit pour Général.

   Le cheval élit définitivement domicile dans les écuries, il ne fait que manger et se baigner quotidiennement.Tous les soirs, il reste debout pourque cinq, sept palefreniers lui soignent les crinières, bichonnent poil par poil sa queue.Il se retrouve bien embéter, à l'étroit.Il commence à réver de sa vie hors du palais:"Où sont les matinées où je me mesure avec mes autres congénères sur le champ de course sous les applaudissements du public?Avec ma force pour avaler des milliers de lieues, ma silhouette de "prestance" trainée sur des champs de bataille, cette vie en prison comme cela, comment survivre?Pourquoi le seigneur ne me laisse pas me battre sur les champs de bataille?A moins qu'il a oublié que j'ai du talent?".

   Un matin, tout en étant dans l'écurie, les yeux rivés au delà des murs immenses, il voit un palefrenier bien arnaché, différent du quotidien, l'amène sous le véranda, à droite des vestibules.Il s'étonne, croyant pouvoir cette fois aller sur les champs de bataille.Un autre palefrenier jette sur son dos un autre morceau de soie, ajouré de brillants.Il se regarde et se trouve beau comme un phoenix.Deux autres palefreniers amènent derrière lui un objet carré comme une maison à étages, du velours vert et rouge tout autour.Un autre palefrenier lui amène les rennes dans sa nuque.Que c'est magnifique ces rennes précieuses?Il ne les a jamais vu de toutes sa vie.Les mors en argent:les deux côtés plaqués or.Il est heureux, se laisse mettre les mors docilement.Lorsque le palefrenier lâche, c'est bizarre, c'est comme si deux objets aussi gros que deux feuilles d'arbres centenaires à hauteur de ses yeux ce qui ne lui permet que de regarder droit devant lui.Puis un palefrenier le fait reculer entre deux tiges de bois peintes en rouge-jaune.Oh! que c'est bizarre, que c'est beau tout cela?Que fais-je?Il frissonne très fier comme si il vit une autre vie, plus heureuse qu'avant.

   Soudainement, les deux tiges en bois se posent fermement, son cou se plie, son museau touche presque terre, il vient de se redresser l'échine que les rennes lui tirent droit.Ses pas sont lourds, une lourdeur bizzarroide, comme un étranglement, des fois plus lâches, mais son échine se plie.Il se dresse vaillamment sur ses quatre postérieures pour pouvoir garder sa prestance.Puis un léger coup de fouet dans le flanc, il tire de toutes ses forces.Lorsque les roues tournent sur les pavés, il sait qu'il est entrain de tracter la carosse de son Seigneur.Il courbe l'échine, tire la carosse en silence à travers la cour, ses yeux hagards regardent droit, fatigués, dégoutés.

   Mais en peu de temps, les bassines d'avoine mélangée avec le miel, sucrée et agréable au gôut, des feuilles de trúc quân-tu parfumées et croustillantes accompagnent la tristesse, la honte et les réves à travers les intestins pour étre rejetés dehors tout en refoulant le passé.Le cheval céleste, s'habitue petit à petit à ses galons; il pense devoir obéir à son Seigneur jusqu'au dernier soupir pour étre digne d'étre le "cheval céleste".Pendant les audiences, il a vu des centaines de bottines, des bas de pantalons, pans de tuniques, lettrés et militaires, se pavanant devant ses yeux; il prend conscience de ses énormes galons!Quel endroit secret des palais n'ayant pas gardé la trace de ses pas? Quelle audience n'a-t-il pas assisté?De partout où il passe, il entend et voit les gens se courber l'échine pour crier "Vive l'Empereur".Sa vie est vraiment passée sur un chemin plein de gloires, au delà des premiers prix qu'il a obtenu sur les champs de courses.

   Un soir, le gong de l'automne se fait entendre sur les murailles, le soleil se cache derrière l'étage de l'ouest, sur la face du bassin s'imprime la couleur pourpre clair du crépuscule, il est heureux de tirer la carosse de son Seigneur et de sa dauphine pour une promenade.Il n'a pas besoin d'objectif et peut de temps à autre s'arréter pour se mirer dans l'eau. Oh! Mes yeux regardent mon visage, je suis à ce point majestueux?Ces deux feuilles d'arbre centenaire qui m'empéchent de voir ressemblent aux deux ailes des couvres-chef des Généraux;ces deux tiges de bois , à ce point ressemblent aux deux reposes-bras du trône de de mon Seigneur!Peut-étre mon destin est ainsi tracé! A force de regarder, il voit sa silhouette s'enfler,s'enfler, devenant majestueuse et dans l'eau et dans le ciel.Il se mire éperdumentsa silhouette dans l'eau lorsque les rennes tirent un coup sec.Ses lèvres se tendent, il reprend sa marche.Au bout de l'allée, ordre de s'arréter.Tout de suite, des deux côtés, une force s'appuie sur son cou puis relâche légèrement.Il vient de se redresser l'échine, qu'une brise fait parvenir à ses narines le parfum des milliers de fleurs.Il écarte ses narines, relève le visage lorsque le pan de tunique de couleur bleu de la dauphine lui caresse le visage:une odeur délicate se présente; il lance son regard mais ne voit qu'à partir de la taille de son Seigneur et sa dauphine.Le vent du bassin s'engouffre dans la robe de son Seigneur et sa dauphine, elle se gonffle et volette devant son visage; il est ému, les yeux écarquillés:"Oh là, que c'est sublime!Dieu m'a donné les yeux pour pouvoir voir les meilleures choses de la terre,Dieu soit loué".Plus il regarde, plus il trouve que c'est sublime, il regrette les choses d'autrefois.Il frappe le sol de ses sabots, ferme les yeux, frappe la téte contre les deux bras de la carosse comme pour se punir d'une faute.Tout en frappant la téte, il s'auto-accuse:"J'aurai dû arriver le plus tôt dans le palais pour éviter les misères à mon Seigneur et sa dauphine!Deuxième faute:j'ose comparer mes petites réussites d'antan à mon titre de cheval royal, et c'est un blasphème!Ma faute doit étre puni d'exécution capitale, je ne pense qu'à me mesurer contre mes congénères sur le champ de courses en oubliant d'épauler mon Seigneur dans sa tâche nationale pour ramener la paix et la prospérité à la patrie!lorsque je reçois des privilèges de mon Seigneur, ma force ne peut que se décupler, avaler des milliers de lieues est sans grande importance".

   Vivant dans le silence à l'ombre du palais, avec toute la fierté que confère le titre de cheval royal, peu de temps après apparait une touffe de poils toute jaune au beau milieu de la crinière du cheval céleste.Devant l'écurie, il a assisté à plusieurs changements de feuillages de la nature.Mais il ne sait pas qu'il va doucement vers la vieillesse.Son talent disparait peu à peu.Il se croit toujours capable d'avaler des milliers de lieues.

   Un matin, il a droit à tirer la carosse pour son Seigneur et sa dauphine pour une promenade à l'extérieur de la ville. Il réve de pouvoir revoir les anciens paysages.La carosse quitte le palais, roulant sur un chemin de terre battue tout large.Regardant au loin, il s'étonne et crie à l'intérieur de sa gorge comme pour se questionner:"Pourquoi ce chemin dans le temps était large, et est aujourd'hui si étroit!Continuant un peu, jettant son regard vers le haut, il se questionne:"Oh, cette pagode était sûrement à côté d'une grande colline qui devient aussi petite que le chemin que j'ai traversé,pourquoi?".Tout le paysage devant lui devient petit et droit.Il regarde le champ, le champ n'est qu'un droit chemin.Et puis arbres, plantes, collines et ciel bleu se résument un un chemin tout droit.Il a oublié que les deux feuilles d'arbres centenaires à hauteur de ses yeux, ne lui permettent de voir que dans un seul sens.

...La carosse continue de rouler.A l'approche du champ de courses, il entend soudain les hennissements de ses congénères.Du coup il se sent bien:"Peut-étre que depuis longtemps vous ne m'avez pas vu, vous allez me présenter vos hommages".Tout en pensant à cela, il accélère le pas.La carosse vient d'arriver, ses congénères se présentent devant lui, tout en hennissant et en grattant du sol les postérieures et antérieures comme pour se moquer de sa démarche et de sa silhouette.Se mettant en colère, il hennit comme pour réprimander:"Blancs becs, vous méritez de vous faire couper la téte!Savez-vous qui suis-je?Avez-vous oublié mon talent?Tous ses congénères montrent les dents et hennissent à leur tour:"Nous nous souvenons de vous; dans le temps, vous aviez du talent mais maintenant en vous regardant, nous avons envie de pouffer de rire de votre talent.C'est pas la peine de nous faire rire avec votre talent; nous avons bien peur que vous ne puissiez quitter la carosse de votre Seigneur!En quittant cette carosse, qui va manger l'avoin mélangée avec du miel?".

   Le cheval céleste se met en colère, voulant bien quitter la carosse pour se mesurer, mais les rennes sont fermes.Très contrarié, il reprend ses pas.Tout en marchant, il pense:"Bandes de crétins, dans la vie vous ne regardez que dans un sens et vous pensez que tout le monde peut faire ce que je fais!Ne soyez pas trop moqueurs, galopant pour quelques lieues et déjà la salive pleine les babines.Je vous montrerai de quoi je suis capable!".

   Puis l'image d'un champ de courses balayé par le vent et poussières apparait comme pour le provoquer.Le cheval céleste se croit toujours capable d'étre parmi les premiers.

   La vie tourne.Peu de temps après, le seigneur Trinh reçoit de nouvelles de défaites de ses généraux au bord de la rivière Gianh.Il pense prendre lui-méme part aux combats, ordonne au général qui s'occupe de la cavalerie de réentraîner le cheval royal avant le combat.Le général incline la téte et dit:"Mon seigneur, actuellement au palais on a autant de chevaux de combats que vous voulez, capables d'avaler des milliers et des milliers de lieues et ont participé à pas loin de cents combats.Permettez-moi de choisir et de vous présenter un cheval de combats costaud et parmi les premiers.Concernant le cheval royal, mieux vaut le laisser tirer la carosse; puisque depuis qu'il est au palais, il mange beaucoup et sans entrainement, son talent certes a bien diminué.Si vous utilisez le cheval royal pour la bataille, je suis bien embété!".

   En entendant parler, le Seigneur Trinh trouve les paroles bien justifiées, mais il fait encore confiance au talent de son cheval royal.Il donne alors ordre de faire une course entre le cheval royal et les autres chevaux de combats pour pouvoir choisir en connaissance de cause.

   Le cheval céleste a ainsi l'occasion de quitter le palais pour le champ de courses.Les deux feuilles d'arbres centenaires ont été retirées.Il est surpris, regarde le ciel, la terre, ses yeux s'embrouillent, il a le vertige, le paysage tourne, les arbres poussent à l'envers, les collines s'affalent.En voyant ses congénères, il redresse ses oreilles, rentre le ventre, inspire un bon coup pour hennir et montrer qui il est.Mais le hennissement venant de sortir de son museau tombe court.Ses congénères sourient à pleines dents puis hennissent à leur tour ce qui lui rend fou furieux.Sans attendre l'ordre de départ, il démarre, ses congénères se lancent à sa poursuite.Le tambour bat à tout rompre, le cheval céleste galope ventre au sol.Il croit étre le vainqueur, il se tourne la téte et voit les poursuivants lui collent les fesses.En un clin d'oeil, il se laisse distancer.N'entendant pas de cet oreille là, il bondit en avant.Puis il perçoit comme un coup de poignard dans le ventre, il s'affale, le museau dans la poussière soulevée par les sabots d'autres concurrents.Il se sait déchirer les intestins, incapable de survivre.Il essaie d'écarquiller ses yeux, gémit comme pour dire:"Ma renommée ne peut m'obliger que mourir sur un champ de batailles.Mais hélas, ce champ de courses est aussi un champ de batailles, mourir de cette manière est aussi mourir pour sa patrie, pour son Seigneur!".

   Avant le dernier soupir, il ramasse ses dernières forces, redresse haut sa téte, tendant droit ses postérieures et antérieures comme pour pouvoir garder son " allure altière" coûte que coûte .


 

Traducteur:CHAPUIS GERARD

 

 

 

Con không có gì làm vât hy sing,

Con không có gì làm vât hîén dâng,

Bao nhiêu chîèu vê, con uóc ao lòng,

Bao nhiêu chîèu vê, con dên bên cha, 

Con dên bên cha vói làng da khô,

Làng da khô cháy,

Con dên bên cha vói hai bàn tay chay cúng,

Con dâng lên cha môt ngày vât va,

Môt ngày con yêu...

***

Môi sáng con thúc dây

Con qûyét mang tâm dung xây thê giói

Xin dâng lên cha môt ngày thôi,

Môt ngày dê yêu dòi

Con tao tình thuong thành lê hîén dâng...

                                         Thánh Ca.

 

                       

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