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TRAITE D'ALLIANCE FRANCO-ANNAMITE.

(28 Novembre 1787 par le Roi Louis XVI)

 

« Nguyên-Anh, Roi de la Cochinchine, ayant été dépouillé de ses Etats et se trouvant dans la nécessité d'employer la force des armes pour les recouvrer, a envoyé en France le sieur Pierre-Joseph-George Pigneau de Béhaine, évêque d'Adran, dans la vue de réclamer des secours et l'assistance de Sa Majesté le roi très chrétien. Sa dite Majesté, convaincue de la justice de la cause de ce prince et voulant lui donner une marque signalée de son amitié comme de son amour pour la justice, s'est déterminée à accueillir favorablement la demande faite en son nom. En conséquence, elle a autorisé le sieur de Montmorin à discuter et arrêter avec ledit sieur, évêque d'Adran,la nature, l'étendue et les conditions des secours à fournir;et les plénipotentiaires, après s'être légitimés, savoir, le comte  de Montmorin en communiquant son plein pouvoir, et l'évêque en produisant le grand sceau du royaume de Cochinchine ainsi qu'une délibération du grand conseil du dit royaume, sont convenus des points et articles suivants: Le roi très chrétien promet et s'engage de seconder de la manière la plus efficace des efforts que le roi de Cochinchine est résolu de faire pour rentrer dans la possession et la jouissance de ses Etats; pour cet effet, Sa Majesté très chrétienne enverra incessamment sur les côtes de la Cochinchine, à ses frais, quatre frégates avec un corps de troupes de 1.200 hommes d'infanterie, 200 hommes d'artillerie et 250 cafres. Ces troupes seront munies de tout leur attirail de guerre et nommément d'une artillerie compétente de campagne.

« Le roi de Cochinchine, dans l'attente du service important que le roi très chrétien est disposé à lui rendre, lui cède éventuellement, ainsi qu'à la Couronne de France, la propriété absolue et la souveraineté de l'île formant le port principal de Cochinchine appelé Hoinan par les indigènes, et par les européens de Tourane. Et cette propriété et souveraineté seront incommutablement acquises dès l'instant où les troupes auront occupé l''île susmentionnée. Il est convenu, en outre, que le roi très chrétien aura, concurremment avec celui de la Cochinchine, la propriété du port susdit et que les Français pourront faire sur le continent tous les établissements qu'ils jugeront utiles tant pour leur navigation et leur commerce que pour garder et caréner leurs vaisseaux et pour en construire. Quant à la police du port, elle sera réglée sur les lieux par une convention particulière. Le roi aura aussi la propriété et la souveraineté de Poulo-Condor.

« Les sujets du roi très chrétien jouiront d'une entière liberté de commerce dans tous les Etats du roi de Cochinchine, à l'exclusion de toutes les autres nations européennes. Ils pourront, pour cet effet, aller, venir et séjourner librement, sans obstacles et sans payer aucun droit quelconque pour leurs personnes, à condition toutefois qu'ils seront munis d'un passeport du commandant de l''île de Hoïnan. Ils pourront importer toutes les marchandises d'Europe et des autres parties du monde, à l'exception de celles qui sont défendues par les lois du pays. Ils pourront également importer toutes les denrées et marchandises du pays et des pays voisins sans aucune exception. Ils ne paieront d'autres droits d'entrée et de sortie que ceux qu'acquittent actuellement les naturels du pays, et les droits ne pourront être haussés en aucun cas et sous quelque dénomination que ce puisse être. Il est convenu, de plus, qu'aucun bâtiment étranger, soit marchand, soit de guerre, ne sera admis dans les Etats du roi de Cochinchine que sous pavillon français. Le gouvernement cochinchinois accordera aux sujets du roi très chrétien la protection la plus efficace pour la liberté et la sûreté tant de leurs personnes que de leurs biens et, en cas de difficulté ou de contestation, il leur sera rendu la justice la plus exacte et la plus Prompte.

« Dans le cas où le roi très chrétien serait attaqué ou menacé par quelque Puissance que ce puisse être relativement à la jouissance des îles de Hoïnan et de Poulo-Condor, et dans le cas où Sa Majesté très chrétienne serait en guerre avec quelque Puissance soit asiatique, soit européenne, le roi de la Cochinchine s'engage à lui donner des secours en soldats, matelots, vivres, vaisseaux et galères. Ces secours seront fournis trois mois après la réquisition, mais ils ne pourront pas être employés au delà des îles Moluques et de la Sonde et du détroit de Malacca. Quant à leur entretien, il sera à la charge du souverain qui les fournira.

« En échange de l'engagement énoncé dans l'article précédent, le roi très chrétien s'oblige d'assister le roi de la Cochinchine lorsqu'il sera troublé dans la possession de ses Etats. Ces secours seront proportionnés à la nécessité des circonstances. Cependant ils ne pourront en aucun cas excéder ceux énoncés dans le présent traité.

" Le présent traité sera ratifié par les deux souverains contractants et les ratifications seront échangées dans l'espace d'un an, ou plus tôt, si faire se peut. "

 

 

 

 

 

LETTRE DE GIA LONG A LOUIS XVI du 31 Janvier 1790

 

« ...Quant aux secours demandés à Votre Majesté, quoique je ne les aie pas reçus, j'en suis entièrement consolé, quand je pense que Votre Majesté n'y a eu aucune part et que ce n'a été la faute que de son commandant dans l'Inde. Je n'exprimerais jamais les vifs sentiments de reconnaissance dont je suis pénétré pour la bonté qu'a eue Votre Majesté de me renvoyer le prince mon fils ; et, en réunissant le père et l'enfant, d'avoir, comme on dit, remis dans l'eau un poisson qui en était sorti. L'éloignement, quelque immense qu'il puisse être, ne pourra jamais me faire oublier de si grands bienfaits.

« Quant à mes forces présentes, j'ai une armée assez considérable, tant de terre que de mer, et j'ai même les munitions de guerre et de bouche qui peuvent m'être nécessaires pour l'opération qui me reste à faire. Je n'oserais plus avoir l'indiscrétion de demander les troupes de Votre Majesté,lesquelles, dans un si long voyage, ne pourraient, d'ailleurs,que souffrir infiniment des obstacles qu'on y trouve ordinairement. Il me reste seulement à supplier Votre Majesté d'être assurée de ma part d'une reconnaissance aussi sincère et

aussi étendue que si ces mêmes troupes étaient arrivées. jusqu'à moi. »

 

 

 

 

 

ORAISON FUNEBRE DE GIA LONG LORS DE L'ENTERREMENT DE PIGNEAU DE BEHAINE,EVEQUE D'ADRAN.

 

 

 

« Je possédais un sage, un intime confident de tous les secrets, qui, malgré la distance de. mille et mille lieues, était venu dans mes Etats et ne me quitta jamais, lors méme que la fortune me tournait le dos. Pourquoi faut-il qu'aujourd'hui qu'elle a repassé sous mes drapeaux, une mort prématurée soit venue nous séparer tout à coup? Je parle de Pierre Pigneau, décoré de la dignité épiscopale et du glorieux titre de plénipotentiaire du roi de France. Ayant toujours présent

à l'esprit le souvenir de ses anciennes vertus, je veux lui donner un nouveau témoignage de mon affection. Je le dois à ses rares mérites. Car si, en Europe, il passa pour un homme au-dessus du commun, ici, on le regarda toujours comme le plus illustre étranger qui eût paru en Cochinchine. Dès ma plus tendre jeunesse, j'eus le bonheur de rencontrer ce précieux ami, dont le caractère cadrait si bien avec le mien.

« Quand je fis les premières démarches pour monter sur le trône de mes ancêtres, je l'avais à mes côtés. Il était pour moi un riche trésor où je pouvais puiser tous les conseils dont j'avais tant besoin pour me diriger. Tout à coup, mille malheurs vinrent fondre sur ce royaume et mes pieds devinrent aussi chancelants que ceux de Thiên Kang (empereur de Chine du XIe siècle avant J.-C., que ses malheurs ont rendu célèbre) de la dynastie des Ha. Alors, il me fallut prendre un parti qui nous sépara, comme le ciel de la terre.

Je lui remis entre les mains le prince héritier pour aller intéresser en notre faveur le grand monarque qui régnait dans sa patrie. Il réussit à m'obtenir des secours. Ils étaient déjà rendus à moitié chemin, lorsque ses projets trouvèrent des obstacles. Mais, à l'exemple d'un ancien, regardant mes ennemis comme les siens, il vint par attachement pour ma personne se réunir à moi afin de les combattre. Il arriva dans le temps qu'il avait promis. A la manière insinuante et pleine de douceur avec laquelle il avait formé mon fils, on voyait qu'il avait un talent unique pour élever la jeunesse. Mon estime et mon affection pour lui croissaient de jour en jour. Dans les temps de détresse, il nous fournissait des moyens, que lui seul savait trouver. La sagesse de ses conseils, la vertu qui brillait jusque dans l'enjouement de sa conversation, nous rapprochaient de plus en plus. Nous étions si unis, si familiers ensemble que, lorsque mes affaires m'appelaient hors de mon palais, nos chevaux marchaient de front.Nous n'avons jamais eu qu'un même cœur. Depuis le jour,où, par le plus heureux des hasards, nous nous sommes rencontrés, rien n'a pu refroidir notre amitié. Je comptais que sa florissante santé me ferait goûter, longtemps encore, les doux fruits d'une étroite union. Mais voilà que la terre va couvrir ce bel arbre. Que j'en ai des regrets! Pour manifester à tout mon peuple les grands mérites de cet illustre Français, et répandre au dehors la bonne odeur de ses vertus qu'il cacha toujours, je lui décerne le brevet d'instituteur du prince héritier et la première dignité après la royauté, et je le nomme l'accompli. Hélas! hélas! le corps tombé, l'âme s'envole, et pas de main pour la saisir et pour la retenir. J'ai fini ce pauvre éloge, mais les regrets de mon cœur et ceux de mon peuple seront éternels. 0 belle, ô grande âme du maitre, daignez, daignez agréer ces hommages suprêmes!"

 

 

 

 

 

Une famille de chrétiens fervents dans la descendance du fameux

MINH MANG (2è Empereur de la dynastie des NGUYÊN),

l'Empereur persécuteur des chrétiens

 

 

 

Martyre du Bienheureux Joseph MARCHAND

(Supplice des 100 plaies) le 30.11.1835 en Cochinchine.

 

 

 

Martyre du Bienheureux Charles CORNAY coupé en morceaux,

au Tonkin,le 20.09.1837.

 

 

Martyre des Bienheureux MI,DUONG et TRUAT,

Catéchistes annamites,étranglés au Tonkin le 18.10.1838

 

 

Martyre du Bienheureux Augustin SCHAEFLER,M.E.P,

décapité au Tonkin le 1er mai 1851.

 

 

Martyre des Bienheureux Louis BONNARD,M.E.P,

décapité au Tonkin le 1er mai 1852.

Ses funérailles présidées par Mgr RETORD.

 

 

 

Les 49 bienheureux martyrs de la Société des missions étrangères.

Béatification du 27.05.1900.

Les 49 Bienheureux Ma l

a Société des Missions Etrangères.Béatification du 27.05.1

Les 4 premiers prétes chinois déés Bienheureux(Béatification du 27.0900).

Joseph Yuen,Thaddée LIEOU,Augustin TCHAO et Paul LIEOU.

 Les 4 premiers prétres chinois déclarés Bienheureux

(Béatification du 27.05.1900).

 

 

 

 

 Préliminaires de paix entre la France et l'Annam signés à

Huê,le 25 août 1883.

 

 

Entre les soussignés,

D'une part,

J. T. Harmand, Commissaire Général et Plénipotentiaire de la République Française, agissant au nom de la France,

Assisté de :

MM. Palasne de Champeaux, administrateur principal des affaires indigènes de Cochinchine, ex-chargé d'affaires de France à Huê;

Ory, chef de cabinet du Commissaire Général;

De la Bastide, capitaine du génie, aide de camp du  Commissaire Général;

Masse, administrateur des affaires indigènes de Cochinchine;

Haïtce interprète du Gouvernement Français en Chine, secrétaire particulier du Commissaire Général;

D'autre part,

Leurs Excellences Tr'ân-Binh Tuc, premier Plénipotentiaire (Hiep Bien Dai Hoc Si ), grand censeur;

Nguyen Trong-Hiep, deuxième Plénipotentiaire (Lai Bo Thuong Tho), Ministre de l'Intérieur et des Affaires étrangères de Sa Majesté le Roi d'Annam, agissant au nom du Gouvernement Annamite,

Assistés de :

Huynh Huu Thuong (Song Bien Noi Cac),membre du conseil privé,

 Il a été convenu ce qui suit:

Article premier. -L'Annam reconnaît et accepte le Protectorat de la France, avec les conséquences de ce mode de rapports au point de vue du droit diplomatique européen, c'est-à-dire que la France présidera aux relations de toutes les puissances étrangères, y compris la Chine, avec le Gouvernement Annamite, qui ne pourra communiquer diplomatiquement avec lesdites puissances que par l'intermédiaire de la France seulement.

Art. 2. -La province de Binh Thuan est annexée aux possessions Françaises de la Basse-Cochinchine.

Art. 3. -Une force militaire Française occupera d'une façon permanente la chaîne des montagnes Dèo Ngang, qui aboutit au cap Vùng-Chùa, ainsi que les forts de Thuan-An, et ceux de l'entrée de la Rivière de Huê', qui seront. reconstruits au gré des Autorités Françaises.

   Les forts s'appellent en langue annamite : Hà-Duong, Trân-Hài, Thai- Duong, Trang-Lang, Hap-Châu, La-Thau et Lüy Moi.

Apt. 4. -Le Gouvernement Annamite rappellera immédiatement les troupes envoyées au Tonkin, dont les garnisons seront remises sur le pied de paix.

Art. 5. -Le Gouvernement Annamite donnera l'ordre aux Mandarins du Tonkin d'aller reprendre leurs postes, nommera de nouveaux fonctionnaires aux postes vacants, et confirmera éventuellement. après entente commune, les nominations faites par les Autorités Françaises,

Art. 6. -Les fonctionnaires provinciaux, depuis la frontière Nord de Binh Thuan jusqu'à celle du Tonkin  et par cette dernière nous entendons la chaine de Dèo-Ngang qui servira de limite - administreront, comme par le passé, sans aucun contrôle de la France, sauf en ce qui concerne les douanes ou bien les travaux publics, et, en général, tout ce qui exige une direction unique et la compétence de techniciens européens.

Art. 7. -Dans les limites ci-dessus, le Gouvernement Annamite déclarera ouverts au commerce de toutes les nations, outre le port de Qui-Nho'n, ceux de Tourane et de Xuân-Dai. On discutera ultérieurement s'il n'est pas avantageux aux deux Etats d'en ouvrir d'autres, et l'on fixera également les limites des concessions Françaises dans les ports ouverts. La France y entretiendra des agents sous les ordres du Résident de France à Hue.

Art. 8. -La France pourra élever un phare soit au cap Varéla, soit au cap Padaran ou à Poulo Cécir de Mer, suivant les conclusions d'un rapport qui sera fait par des officiers et des ingénieurs Français.

Art. 9. -Le Gouvernement de Sa Majesté le Roi d'Annam s'engage à réparer, à frais communs et après entente entre les deux Hautes Parties Contractantes, la grande route de Hà-Noi à Saigon, et à l'entretenir eh bon état, de façon à y permettre le passage des voitures. La France fournira des ingénieurs pour faire exécuter les travaux d'art, tels que ponts et tunnels.

Art. 10. -Une ligne télégraphique sera établie sur ce trajet et exploitée par des employés Français. Une partie des taxes sera attribuée au Gouvernement Annamite,qui concédera, en outre,le terrain nécessaire aux stations.

Art. 11. -Il Y aura à Hué, un Résident, fonctionnaire d'un rang très élevé. Il ne s'immiscera pas dans les affaires intérieures de la province de Hué; mais il sera le représentant du Protectorat Français sous le contrôle du Commissaire Général délégué par le Gouvernement de la République Française, lequel présidera aux relations extérieures du Royaume d' Annam, mais pourra déléguer son autorité et tout ou partie de ses pouvoirs au Résident de Hué.

Le Résident de France à Hué aura droit d'audience privée et personnelle auprès de Sa Majesté le Roi d'Annam, qui, ne pourra se refuser de le recevoir sans motif valable.

Art. 12. -Au Tonkin, il y aura un résident à  Hà-Noi, un à Hai Phong, un dans les villes maritimes qui pourraient ultérieurement se fonder, un au chef:lieu de chaque grande province. Aussitôt que le besoin s'en fera sentir, les chefs-lieux des provinces secondaires, recevront aussi des fonctionnaires Français qui seront placés sous l'autorité des Résidents de la grande province de laquelle ils relèvent, suivant le système des divisions administratives du pays.

Art. 13. -Lea Résidents ou les Résidents adjoints seront assistés dea aides et collaborateurs qui leur seront nécessaires, et protégés par une garnison Française ou indigène suffisante pour assurer leur pleine sécurité.

Art. 14.- Les Résidents éviteront de s'occuper des détails de l'administration intérieure des provinces. Les Mandarins indigènes de toute catégorie continueront à gouverner et à administrer sous leur contrôle; mais ils pourront être changés sur la demande des Autorités Françaises, s'ils manifestaient de mauvaises dispositions à leur égard.

Art. 15. -C'est par l'intermédiaire des Résidents seuls que les fonctionnaires et les employés Français de toute catégorie appartenant aux services généraux, tels que les Postes et Télégraphes, Trésor, Douanes, Travaux publics, Ecoles Françaises, etc, etc., pourront avoir des rapports officiels avec les Autorités Annamites.

Art. 16. -Les Résidents rendront la justice dans toutes les Affaires civiles, correctionnelles et commerciales entre les Européens de toutes nationalités et les indigènes, entre ceux-ci et les Asiatiques étrangers qui voudront jouir des avantages de la protection Française.Les appels des jugements des Résidents seront portés à Saigon.

Art. 17. -Les Résidents contrôleront la police dans les agglomérations urbaines et leur droit de contrôle sur les fonctionnaires indigènes s'étendra suivant les développements desdites agglomérations.

Art. 18. -Les Résidents centraliseront, avec le concours des Quan Bo, le service des impôts, dont ils surveilleront la perception et l'emploi.

Art. 19. -Les douanes, réorganisées, seront entièrement confiées à des Administrateurs Français. II n'y aura que des douanes maritimes et frontières, placées partout où le besoin  s'en fera sentir. Aucune réclamation ne sera admise relativement aux douanes pour les mesures prises par les Autorités militaires au Tonkin.

Art. 20. -Les citoyens ou sujets Français jouiront, dans toute l'étendue du Tonkin, et dans les ports ouverts de l'Annam, d'une entière liberté pour leurs personnes et pour leurs propriétés. Au Tonkin et dans les limites des ports ouverts de l'Annam, ils pourront circuler, s'établir et posséder librement. II en sera de même de tous les étrangers qui réclameront le bénéfice de la protection Française d'une façon permanente ou temporaire. ,

Art. 21. -Les personnes qui, pour des motifs d'ordre scientifique ou autres, voudront voyager dans l'intérieur de l'Annam, ne pourront en obtenir l'autorisation que par l'intermédiaire du Résident de France à Hué, du Gouverneur de la Cochinchine ou du Commissaire Général de la République au Tonkin. Ces Autorités leur délivreront des passeports,qui seront présentés au visa du Gouvernement Annamite.

Art. 22. -La France entretiendra, tant que cette précaution lui paraîtra nécessaire, des postes militaires le long du Fleuve Rouge, de  façon à en garantir la libre circulation. Elle pourra également élever des fortifications pennanentes où elle le jugera utile.

Art. 23. -La France s'engage à garantir désormais l'intégrité complète des Etats de Sa Majesté le Roi d'Annam, à défendre ce Souverain contre toutes les agressions du dehors et contre toutes les rébellions du dedans, et à soutenir ses justes revendications contre les étrangers.

La France se charge à elle. seule de chasser du Tonkin les bandes connues sous le nom de Pavillons Noirs et d'assurer par ses moyens la sécurité et la liberté du Fleuve Rouge.

Sa Majesté le Roi d'Annam continue, comme par le passé, à diriger l'administration intérieure de ses Etats, sauf les restrictions qui résultent de la présente Convention. 

Art. 24. -La France s'engage également à fournir à Sa Majesté le Roi d'Annam tous les instructeurs, ingénieurs, savants, officiers, etc., etc., dont elle aura besoin.

Art. 25. -La France considérera en tous lieux, au dedans comme au dehors, tous les Annamites comme ses vrais protégés.

Art. 26. -Les dettes actuelles de l'Annam vis-à-vis de la France seront considérées comme acquittées par. le fait de la cession du Binh Thuân.

Art. 27 -Des conférences ultérieures fixeront la quotité à attribuer au Gouvernement Annamite sur le produit des douanes, des taxes télégraphiques, etc, etc, du Royaume, des impôts et des douanes du Tonkin et des monopoles ou des entreprises industrielles qui seront concédés au Tonkin.

Les sommes prélevées sur ces recettes ne pourront pas être inférieures à deux millions de francs.

La piastre mexicaine et les monnaies d'argent de la Cochinchine Française auront cours forcé dans toute l'étendue du Royaume, concurremment avec les monnaies nationales  Annamites.

1 a présente convention sera soumise à l'approbation du Président de la République Française et de Sa Majesté le Roi d'Annam,et les ratifications en seront échangées aussitôt que possible.

La France et l'Annam nommeront alors des Plénipotentiaires, qui se réuniront à Huê, pour examiner et régler tous les points de détail.

Les Plénipotentiaires nommés par le Président de la République Française et Sa Majesté le Roi d'Annam étudieront,dans une conférence, le régime commercial le plus avantageux aux deux Etats, ainsi que le règlement du système douanier sur les bases indiquées à l'article:19 ci-dessus. Ils étudieront aussi toutes les questions relatives aux monopoles du Tonkin, aux concessions de mines, de forêts de salines et d'industries généralement quelconques.

Fait à Huê en la Légation de France.

Le 25è  jour du mois d'aoùt 1883 (23è jour du 7è mois Annamite).

(Suivent les signatures).

 

Les 49 Bienheureux Martyrs de la Société des Missions Etrangères.Béatification du 27.05.1900

Les 49 Bienheureux Martyrs de la Société des Missions Etrangères.Béatification du 27.05.1

 

LE MARIAGE DU PRINCE D'ANNAM:

Le Prince Hàm Nghi (8è Empereur de la dynastie des NGUYÊN)

ex- Empereur d'Annam et Mlle Laloé durant leurs fiançailles.

 

 

Le Mariage du prince d'Annam:

La foule devant l'Archevéché, sur le passage du cortège.

 

 

 

Le Mariage du prince d'Annam:

Arrivée du cortège à l'Archevéché d'Alger.

 

 

 

Le Prince et la Princesse d'Annam  sortant de l'Archevéché d'Alger, après la bénédiction nuptiale.

 

 

 

Après la cérémonie,retour du cortège nuptial à l'hotel de M Laloé.

 

 

 

EMPEREUR THÀNH THÁI

(10è Empereur de la dynastie des NGUYÊN) .

 

 

THÀNH THÁI, EMPEREUR D'ANNAM EN COSTUME DE VILLE

 

 

 

Le jeune Empereur DUY TÂN et son entourage.

(11è Empereur de la dynastie des NGUYÊN).

 

*Nom et Prénom:NGUYÊ:N DUY TÂN/NGUYÊ:N PHÚC VINH SAN.
*8è enfant de l'Empereur THÀNH THÁI.
*Date de Naissance:19.09.1900.
*Début de Règne:05.09. 1907 à l'âge de 07 ans jusqu'à 16 ans ( mai 1916).
*Durée de règne:09 ans.                                                                                                                         *Longévité: 45 ans.

   En 1916,il dirige la révolte contre les français (avec THÁI PHIÊN, TRÂN CAO VÂN).II se fait emprisonné le 03.11.1916 puis exilé à la Réunion.Durant la 2 è guerre mondiale,il fait parti de l'Armée alliée pour contrer le fascisme . Il est décédé dans un accident d'avion le 26.12.1945.
   Le 02.04.1987,son corps est rapatrié et enterré à Hué,à côté du tombeau de THÀNH THÁI.

 

 

 

KHAI DINH

(12è Empereur de la dynastie des NGUYÊN)

 

*Nom et Prénom:NGUYÊN HOÀNG TÔNG/NGUYÊN PHÚC BUÙ DAO.
*Fils de NGUYÊN CANH TÔNG(DÔNG KHÁNH) .
*Date de Naissance:1882.
*Début de Règne:1916 et ce pendant 9 ans sous le nom de KHÀI DINH.
*Décès: 25.10.1925
*Longévité:43 ans

 

 

 

 

Sa Majesté KHAI DINH, Empereur d'ANNAM sur le trône.

 

 

 

EMPEREUR D'ANNAM DANS SON CABINET DE TRAVAIL.

 

 

 

FOULE ANNAMITE DEVANT LE PALAIS ROYAL.

 

 

EMPEREUR D'ANNAM ET LE GOUVERNEUR D'INDOCHINE

 

 

 

EMPEREUR D'ANNAM ET LE GOUVERNEUR D'INDOCHINE

 

 

 

QUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:

SORTIE DE L'EMPEREUR DU PALAIS KIEN TRUNG

 

 

QUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:

CAVALIER ROYAL PAVOISE.

 

 

S.M KHAI DINH DANS SON PALAIS CAU CHANH.

 

 

PALAIS ROYAL THÁI HÒA

 

 

QUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:

CHANTEURS DU NORD ANNAM/DANSEURS MOI

QUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:

CHANTEURS DU SUD-ANNAM.

 

 

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:

SPECTATEURS SUR LA RIVIERE HUONG GIANG

 

 

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:

DEUX TOURS EN PAPIER VOTIF ET LES BONZES EN DAMIER.

 

 

 

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:

PORTEURS DE LANTERNES FUNEBRES.

 

 

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:

DEFILE DES ACTEURS

 

 

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:

PASSAGE DU CORTEGE FUNEBRE ENTRE DEUX COTEAUX.

 

 

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:

CORBILLARD TRANSPORTE PAR LES GARDES ROYAUX.

 

 

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:

ENTREE DE LA BIERE ROYALE AU TOMBEAU.

 

 

TOMBEAU DE S.M KHAI DINH:

STATUE DE l4EMPEREUR ET DAIS EN CIMENT ET PORCELAINE.

 

 

 

BAO DAI

(13è Empereur de la dynastie des NGUYÊN).

*Nom et Prénom:NGUYÊN PHÚC VINH THUY/NGUYÊN BAO DAI.

*Fils de NGUYÊN CANH TÔNG(DÔNG KHÁNH)

*Né en l'an Quý Suu(1913),23è jr, 9è mois du calendrier lunaire à Vinh Trung,ancienne capitale de Hûé.

*Début de Règne:1925 mais déposé le 23.10.1955 après référendum .Exilé à Paris,il meurt le 31 Juillet 1997 à l'hopital Val de Grace.

La Dynastie des NGUYÊN s'effondra lors de la Révolution D'Âout 1945.

 

 

 

 

 

PAPIER A EN-TETE AUX ARMES ROYAUX

(EPOQUE BAO DAI).

 

 

FETE D'INTRONISATION S.M BAO DAI:

MUSIQUE TRADITIONNELLE AU PALAIS DE THÁI HÒA.

 

 

FETE D'INTRONISATION S.M BAO DAI:

AUDIENCE SOLENNELLE.

 

 

IMPERATRICE TU CUNG ET LE PRINCE HERITIER VINH THUY.

 

 

 

 

IMPERATRICE NAM PHUONG.

IMPERATRICE NAM PHUONG.

 

 

LES DEUX REINES.

 

 

VOYAGE DU ROI D'ANNAM A TOURANE.

 

 

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VALI ER ROYAL PAVOISE

QUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:CAVALIER ROYAL PAVOISE

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