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TRAITE D'ALLIANCE
FRANCO-ANNAMITE.
(28 Novembre 1787 par
le Roi Louis XVI)
« Nguyên-Anh, Roi de la Cochinchine, ayant été
dépouillé de ses Etats et se trouvant dans la nécessité d'employer la force des
armes pour les recouvrer, a envoyé en France le sieur Pierre-Joseph-George
Pigneau de Béhaine, évêque d'Adran, dans la vue de réclamer des secours et
l'assistance de Sa Majesté le roi très chrétien. Sa dite Majesté,
convaincue de la justice de la cause de ce prince et voulant lui donner une
marque signalée de son amitié comme de son amour pour la justice, s'est
déterminée à accueillir favorablement la demande faite en son nom. En
conséquence, elle a autorisé le sieur de Montmorin à discuter et arrêter avec
ledit sieur, évêque d'Adran,la nature, l'étendue et les conditions des
secours à fournir;et les plénipotentiaires, après s'être légitimés, savoir, le
comte de Montmorin en
communiquant son plein pouvoir, et l'évêque en produisant le grand sceau du
royaume de Cochinchine ainsi qu'une délibération du grand conseil du dit
royaume, sont convenus des points et articles suivants: Le roi très chrétien
promet et s'engage de seconder de la manière la plus efficace des efforts
que le roi de Cochinchine est résolu de faire pour rentrer dans la possession et
la jouissance de ses Etats; pour cet effet, Sa Majesté très chrétienne enverra
incessamment sur les côtes de la Cochinchine, à ses frais, quatre frégates avec
un corps de troupes de 1.200 hommes d'infanterie, 200 hommes
d'artillerie et 250 cafres. Ces troupes seront munies de tout leur attirail de
guerre et nommément d'une artillerie compétente de
campagne.
« Le roi de Cochinchine, dans l'attente du service
important que le roi très chrétien est disposé à lui rendre, lui cède
éventuellement, ainsi qu'à la Couronne de France, la propriété absolue et la
souveraineté de l'île formant le port principal de Cochinchine appelé
Hoinan par les indigènes, et par les européens de Tourane. Et cette propriété et
souveraineté seront incommutablement acquises dès l'instant où les troupes
auront occupé l''île susmentionnée. Il est convenu, en outre, que le roi très
chrétien aura, concurremment avec celui de la Cochinchine, la propriété du port
susdit et que les Français pourront faire sur le continent tous les
établissements qu'ils jugeront utiles tant pour leur navigation et leur commerce
que pour garder et caréner leurs vaisseaux et pour en construire. Quant à la
police du port, elle sera réglée sur les lieux par une convention particulière.
Le roi aura aussi la propriété et la souveraineté de
Poulo-Condor.
« Les sujets du roi très chrétien jouiront d'une
entière liberté de commerce dans tous les Etats du roi de Cochinchine, à
l'exclusion de toutes les autres nations européennes. Ils pourront, pour cet
effet, aller, venir et séjourner librement, sans obstacles et sans payer aucun
droit quelconque pour leurs personnes, à condition toutefois qu'ils seront munis
d'un passeport du commandant de l''île de Hoïnan. Ils pourront importer toutes
les marchandises d'Europe et des autres parties du monde, à l'exception de
celles qui sont défendues par les lois du pays. Ils pourront également importer
toutes les denrées et marchandises du pays et des pays voisins sans aucune
exception. Ils ne paieront d'autres droits d'entrée et de sortie que ceux
qu'acquittent actuellement les naturels du pays, et les droits ne pourront être
haussés en aucun cas et sous quelque dénomination que ce puisse être. Il est
convenu, de plus, qu'aucun bâtiment étranger, soit marchand, soit de guerre, ne
sera admis dans les Etats du roi de Cochinchine que sous pavillon français. Le
gouvernement cochinchinois accordera aux sujets du roi très chrétien la
protection la plus efficace pour la liberté et la sûreté tant de leurs personnes
que de leurs biens et, en cas de difficulté ou de contestation, il leur sera
rendu la justice la plus exacte et la plus Prompte.
« Dans le cas où le roi très chrétien serait attaqué ou
menacé par quelque Puissance que ce puisse être relativement à la jouissance des
îles de Hoïnan et de Poulo-Condor, et dans le cas où Sa Majesté très chrétienne
serait en guerre avec quelque Puissance soit asiatique, soit européenne, le roi
de la Cochinchine s'engage à lui donner des secours en soldats, matelots,
vivres, vaisseaux et galères. Ces secours seront fournis trois mois après la
réquisition, mais ils ne pourront pas être employés au delà des îles Moluques et
de la Sonde et du détroit de Malacca. Quant à leur entretien, il sera à la
charge du souverain qui les fournira.
« En échange de l'engagement énoncé dans l'article
précédent, le roi très chrétien s'oblige d'assister le roi de la Cochinchine
lorsqu'il sera troublé dans la possession de ses Etats. Ces secours seront
proportionnés à la nécessité des circonstances. Cependant ils ne pourront en
aucun cas excéder ceux énoncés dans le présent traité.
" Le présent traité sera ratifié par les deux souverains
contractants et les ratifications seront échangées dans l'espace d'un an, ou
plus tôt, si faire se peut. "
LETTRE DE GIA LONG A LOUIS XVI du 31 Janvier
1790
« ...Quant aux secours demandés à Votre Majesté, quoique
je ne les aie pas reçus, j'en suis entièrement consolé, quand je pense que Votre
Majesté n'y a eu aucune part et que ce n'a été la faute que de son commandant
dans l'Inde. Je n'exprimerais jamais les vifs sentiments de reconnaissance dont
je suis pénétré pour la bonté qu'a eue Votre Majesté de me renvoyer le prince
mon fils ; et, en réunissant le père et l'enfant, d'avoir, comme on dit, remis
dans l'eau un poisson qui en était sorti. L'éloignement, quelque immense qu'il
puisse être, ne pourra jamais me faire oublier de si grands
bienfaits.
« Quant à mes forces présentes, j'ai une armée assez
considérable, tant de terre que de mer, et j'ai même les munitions de guerre et
de bouche qui peuvent m'être nécessaires pour l'opération qui me reste à faire.
Je n'oserais plus avoir l'indiscrétion de demander les troupes de Votre
Majesté,lesquelles, dans un si long voyage, ne pourraient, d'ailleurs,que
souffrir infiniment des obstacles qu'on y trouve ordinairement. Il me reste
seulement à supplier Votre Majesté d'être assurée de ma part d'une
reconnaissance aussi sincère et
aussi étendue que si ces mêmes troupes étaient arrivées.
jusqu'à moi. »
ORAISON FUNEBRE DE GIA LONG LORS DE
L'ENTERREMENT DE PIGNEAU DE BEHAINE,EVEQUE D'ADRAN.
« Je possédais un sage, un
intime confident de tous les secrets, qui, malgré la distance de. mille et mille
lieues, était venu dans mes Etats et ne me quitta jamais, lors méme que la
fortune me tournait le dos. Pourquoi faut-il qu'aujourd'hui qu'elle a repassé
sous mes drapeaux, une mort prématurée soit venue nous séparer tout à coup? Je
parle de Pierre Pigneau, décoré de la dignité épiscopale et du glorieux titre de
plénipotentiaire du roi de France. Ayant toujours
présent
à l'esprit le souvenir de
ses anciennes vertus, je veux lui donner un nouveau témoignage de mon affection.
Je le dois à ses rares mérites. Car si, en Europe, il passa pour un homme
au-dessus du commun, ici, on le regarda toujours comme le plus illustre étranger
qui eût paru en Cochinchine. Dès ma plus tendre jeunesse, j'eus le bonheur de
rencontrer ce précieux ami, dont le caractère cadrait si bien avec le
mien.
« Quand je fis les
premières démarches pour monter sur le trône de mes ancêtres, je l'avais à mes
côtés. Il était pour moi un riche trésor où je pouvais puiser tous les conseils
dont j'avais tant besoin pour me diriger. Tout à coup, mille malheurs vinrent
fondre sur ce royaume et mes pieds devinrent aussi chancelants que ceux de Thiên
Kang (empereur de Chine du XIe siècle avant J.-C., que ses malheurs ont rendu
célèbre) de la dynastie des Ha. Alors, il me fallut prendre un parti qui nous
sépara, comme le ciel de la terre.
Je lui remis entre les
mains le prince héritier pour aller intéresser en notre faveur le grand monarque
qui régnait dans sa patrie. Il réussit à m'obtenir des secours. Ils étaient déjà
rendus à moitié chemin, lorsque ses projets trouvèrent des obstacles. Mais, à
l'exemple d'un ancien, regardant mes ennemis comme les siens, il vint par
attachement pour ma personne se réunir à moi afin de les combattre. Il arriva
dans le temps qu'il avait promis. A la manière insinuante et pleine de douceur
avec laquelle il avait formé mon fils, on voyait qu'il avait un talent unique
pour élever la jeunesse. Mon estime et mon affection pour lui croissaient de
jour en jour. Dans les temps de détresse, il nous fournissait des moyens, que
lui seul savait trouver. La sagesse de ses conseils, la vertu qui brillait
jusque dans l'enjouement de sa conversation, nous rapprochaient de plus en plus.
Nous étions si unis, si familiers ensemble que, lorsque mes affaires
m'appelaient hors de mon palais, nos chevaux marchaient de front.Nous n'avons
jamais eu qu'un même cœur. Depuis le jour,où, par le plus heureux des hasards,
nous nous sommes rencontrés, rien n'a pu refroidir notre amitié. Je comptais que
sa florissante santé me ferait goûter, longtemps encore, les doux fruits d'une
étroite union. Mais voilà que la terre va couvrir ce bel arbre. Que j'en ai des
regrets! Pour manifester à tout mon peuple les grands mérites de cet illustre
Français, et répandre au dehors la bonne odeur de ses vertus qu'il cacha
toujours, je lui décerne le brevet d'instituteur du prince héritier et la
première dignité après la royauté, et je le nomme l'accompli. Hélas! hélas! le
corps tombé, l'âme s'envole, et pas de main pour la saisir et pour la retenir.
J'ai fini ce pauvre éloge, mais les regrets de mon cœur et ceux de mon peuple
seront éternels. 0 belle, ô grande âme du maitre, daignez, daignez agréer ces
hommages suprêmes!"
Une famille de chrétiens fervents dans la descendance
du fameux
MINH MANG (2è Empereur de
la dynastie des NGUYÊN),
l'Empereur persécuteur des chrétiens

Martyre du Bienheureux Joseph
MARCHAND
(Supplice des 100 plaies) le 30.11.1835 en Cochinchine.

Martyre du
Bienheureux Charles CORNAY coupé en morceaux,
au Tonkin,le
20.09.1837.

Martyre des Bienheureux
MI,DUONG et TRUAT,
Catéchistes
annamites,étranglés au Tonkin le 18.10.1838

Martyre du
Bienheureux Augustin SCHAEFLER,M.E.P,
décapité au
Tonkin le 1er mai 1851.

Martyre des
Bienheureux Louis BONNARD,M.E.P,
décapité au
Tonkin le 1er mai 1852.
Ses funérailles
présidées par Mgr RETORD.

Les 49 bienheureux martyrs de la Société des
missions étrangères.
Béatification du 27.05.1900.
Les 49
Bienheureux Ma l
a Société
des Missions Etrangères.Béatification du 27.05.1

Les 4 premiers
prétes chinois déés Bienheureux(Béatification du
27.0900).
Joseph Yuen,Thaddée LIEOU,Augustin TCHAO
et Paul LIEOU.
Les 4
premiers prétres chinois déclarés
Bienheureux
(Béatification du
27.05.1900).
Préliminaires de paix entre la France et
l'Annam signés à
Huê,le 25 août
1883.
Entre les
soussignés,
D'une
part,
J. T. Harmand,
Commissaire Général et Plénipotentiaire
de la République Française, agissant au nom de la
France,
Assisté de
:
MM. Palasne de
Champeaux, administrateur principal des affaires indigènes de Cochinchine,
ex-chargé d'affaires de France à Huê;
Ory, chef de cabinet du Commissaire
Général;
De la Bastide,
capitaine du génie, aide de camp
du Commissaire Général;
Masse, administrateur des affaires indigènes de Cochinchine;
Haïtce interprète du Gouvernement Français en Chine, secrétaire
particulier du Commissaire Général;
D'autre
part,
Leurs Excellences
Tr'ân-Binh Tuc, premier Plénipotentiaire (Hiep Bien Dai Hoc Si ), grand
censeur;
Nguyen Trong-Hiep, deuxième
Plénipotentiaire (Lai Bo Thuong Tho), Ministre de l'Intérieur et des Affaires
étrangères de Sa Majesté le Roi d'Annam, agissant au nom du Gouvernement
Annamite,
Assistés de
:
Huynh Huu Thuong (Song Bien
Noi Cac),membre du conseil privé,
Il a été convenu ce qui
suit:
Article premier. -L'Annam
reconnaît et accepte le Protectorat de la France, avec les conséquences de ce
mode de rapports au point de vue du droit diplomatique européen, c'est-à-dire
que la France présidera aux relations de toutes les puissances étrangères, y
compris la Chine, avec le Gouvernement Annamite, qui ne pourra communiquer
diplomatiquement avec lesdites puissances que par l'intermédiaire de la France
seulement.
Art. 2. -La province de
Binh Thuan est annexée aux possessions Françaises de la
Basse-Cochinchine.
Art. 3. -Une force
militaire Française occupera d'une façon permanente la chaîne des montagnes Dèo
Ngang, qui aboutit au cap Vùng-Chùa, ainsi que les forts de Thuan-An, et ceux de
l'entrée de la Rivière de Huê', qui seront. reconstruits au gré des Autorités
Françaises.
Les forts s'appellent en langue
annamite : Hà-Duong, Trân-Hài, Thai- Duong, Trang-Lang, Hap-Châu, La-Thau et Lüy
Moi.
Apt. 4. -Le Gouvernement
Annamite rappellera immédiatement les troupes envoyées au Tonkin, dont les garnisons seront
remises sur le pied de paix.
Art. 5. -Le Gouvernement
Annamite donnera l'ordre aux Mandarins du Tonkin d'aller reprendre leurs postes,
nommera de nouveaux fonctionnaires aux postes vacants, et confirmera
éventuellement. après entente commune, les nominations faites par les Autorités
Françaises,
Art. 6. -Les fonctionnaires
provinciaux, depuis la frontière Nord de Binh Thuan jusqu'à celle du Tonkin et par cette dernière nous entendons la
chaine de Dèo-Ngang qui servira de limite - administreront, comme par le passé,
sans aucun contrôle de la France, sauf en ce qui concerne les douanes ou bien
les travaux publics, et, en général, tout ce qui exige une direction unique et
la compétence de techniciens européens.
Art. 7. -Dans les limites ci-dessus,
le Gouvernement Annamite déclarera ouverts au commerce de toutes les nations,
outre le port de Qui-Nho'n, ceux de Tourane et de Xuân-Dai. On discutera
ultérieurement s'il n'est pas avantageux aux deux Etats d'en ouvrir d'autres, et
l'on fixera également les limites des concessions Françaises dans les ports
ouverts. La France y entretiendra des agents sous les ordres du Résident de
France à Hue.
Art. 8. -La
France pourra élever un phare soit au cap Varéla, soit au cap Padaran ou à Poulo
Cécir de Mer, suivant les conclusions d'un rapport qui sera fait par des
officiers et des ingénieurs Français.
Art. 9. -Le Gouvernement de Sa Majesté le Roi d'Annam
s'engage à réparer, à frais communs et après entente entre les deux Hautes
Parties Contractantes, la grande route de Hà-Noi à Saigon, et à l'entretenir eh
bon état, de façon à y permettre le passage des voitures. La France fournira des
ingénieurs pour faire exécuter les travaux d'art, tels que ponts et
tunnels.
Art. 10. -Une ligne télégraphique sera établie sur ce
trajet et exploitée par des employés Français. Une partie des taxes sera
attribuée au Gouvernement Annamite,qui concédera, en outre,le terrain nécessaire
aux stations.
Art. 11. -Il Y aura à Hué, un Résident, fonctionnaire
d'un rang très élevé. Il ne s'immiscera pas dans les affaires intérieures de la
province de Hué; mais il sera le représentant du Protectorat Français sous le
contrôle du Commissaire Général délégué par le Gouvernement de la République
Française, lequel présidera aux relations extérieures du Royaume d' Annam, mais
pourra déléguer son autorité et tout ou partie de ses pouvoirs au Résident de
Hué.
Le Résident de France à Hué aura droit d'audience privée
et personnelle auprès de Sa Majesté le Roi d'Annam, qui, ne pourra se refuser de
le recevoir sans motif valable.
Art. 12. -Au Tonkin, il y aura un résident à Hà-Noi, un à Hai Phong, un dans les
villes maritimes qui pourraient ultérieurement se fonder, un au chef:lieu de
chaque grande province. Aussitôt que le besoin s'en fera sentir, les chefs-lieux
des provinces secondaires, recevront aussi des fonctionnaires Français qui
seront placés sous l'autorité des Résidents de la grande province de laquelle
ils relèvent, suivant le système des divisions administratives du
pays.
Art. 13. -Lea Résidents ou les Résidents adjoints
seront assistés dea aides et collaborateurs qui leur seront nécessaires, et
protégés par une garnison Française ou indigène suffisante pour assurer
leur pleine sécurité.
Art. 14.- Les Résidents éviteront de s'occuper des
détails de l'administration intérieure des provinces. Les Mandarins indigènes de
toute catégorie continueront à gouverner et à administrer sous leur contrôle;
mais ils pourront être changés sur la demande des Autorités Françaises, s'ils
manifestaient de mauvaises dispositions à leur égard.
Art. 15. -C'est par l'intermédiaire des Résidents
seuls que les fonctionnaires et les employés Français de toute catégorie
appartenant aux services généraux, tels que les Postes et Télégraphes, Trésor,
Douanes, Travaux publics, Ecoles Françaises, etc, etc., pourront avoir des
rapports officiels avec les Autorités Annamites.
Art. 16. -Les Résidents rendront la justice dans
toutes les Affaires civiles, correctionnelles et commerciales entre les
Européens de toutes nationalités et les indigènes, entre ceux-ci et les
Asiatiques étrangers qui voudront jouir des avantages de la protection
Française.Les appels des jugements des Résidents seront portés à
Saigon.
Art. 17. -Les Résidents contrôleront la police
dans les agglomérations urbaines et leur droit de contrôle sur les
fonctionnaires indigènes s'étendra suivant les développements desdites
agglomérations.
Art. 18. -Les Résidents centraliseront, avec le
concours des Quan Bo, le service des impôts, dont ils surveilleront la
perception et l'emploi.
Art. 19. -Les douanes, réorganisées, seront
entièrement confiées à des Administrateurs Français. II n'y aura que des douanes
maritimes et frontières, placées partout où le besoin s'en fera sentir. Aucune réclamation ne
sera admise relativement aux douanes pour les mesures prises par les Autorités
militaires au Tonkin.
Art. 20. -Les citoyens ou sujets Français
jouiront, dans toute l'étendue du Tonkin, et dans les ports ouverts de l'Annam,
d'une entière liberté pour leurs personnes et pour leurs propriétés. Au Tonkin
et dans les limites des ports ouverts de l'Annam, ils pourront circuler,
s'établir et posséder librement. II en sera de même de tous les étrangers qui
réclameront le bénéfice de la protection Française d'une façon permanente ou
temporaire. ,
Art. 21. -Les personnes qui, pour des motifs d'ordre
scientifique ou autres, voudront voyager dans l'intérieur de l'Annam, ne
pourront en obtenir l'autorisation que par l'intermédiaire du Résident de France
à Hué, du Gouverneur de la Cochinchine ou du Commissaire Général de la
République au Tonkin. Ces Autorités leur délivreront des passeports,qui seront
présentés au visa du Gouvernement Annamite.
Art. 22. -La France entretiendra, tant que cette
précaution lui paraîtra nécessaire, des postes militaires le long du Fleuve
Rouge, de façon à en garantir la
libre circulation. Elle pourra également élever des fortifications pennanentes
où elle le jugera utile.
Art. 23. -La France s'engage à garantir désormais
l'intégrité complète des Etats de Sa Majesté le Roi d'Annam, à défendre ce
Souverain contre toutes les agressions du dehors et contre toutes les rébellions
du dedans, et à soutenir ses justes revendications contre les
étrangers.
La France se charge à elle. seule de chasser du Tonkin
les bandes connues sous le nom de Pavillons Noirs et d'assurer par ses moyens la
sécurité et la liberté du Fleuve Rouge.
Sa Majesté
le Roi d'Annam continue, comme par le passé, à diriger l'administration
intérieure de ses Etats, sauf les restrictions qui résultent de la présente
Convention.
Art. 24. -La France s'engage également à fournir à Sa
Majesté le Roi d'Annam tous les instructeurs, ingénieurs, savants, officiers,
etc., etc., dont elle aura besoin.
Art. 25. -La France considérera en tous lieux, au dedans
comme au dehors, tous les Annamites comme ses vrais protégés.
Art. 26. -Les dettes actuelles de l'Annam vis-à-vis de la
France seront considérées comme acquittées par. le fait de la cession du Binh
Thuân.
Art. 27 -Des conférences ultérieures fixeront la quotité
à attribuer au Gouvernement Annamite sur le produit des douanes, des taxes
télégraphiques, etc, etc, du Royaume, des impôts et des douanes du Tonkin et des
monopoles ou des entreprises industrielles qui seront concédés au
Tonkin.
Les sommes prélevées sur ces recettes ne pourront pas
être inférieures à deux millions de francs.
La piastre mexicaine et les monnaies d'argent de la
Cochinchine Française auront cours forcé dans toute l'étendue du Royaume,
concurremment avec les monnaies nationales
Annamites.
1 a présente convention sera soumise à l'approbation du
Président de la République Française et de Sa Majesté le Roi d'Annam,et les
ratifications en seront échangées aussitôt que possible.
La France et l'Annam nommeront alors des
Plénipotentiaires, qui se réuniront à Huê, pour examiner et régler tous les
points de détail.
Les Plénipotentiaires nommés par le Président de la
République Française et Sa Majesté le Roi d'Annam étudieront,dans une
conférence, le régime commercial le plus avantageux aux deux Etats, ainsi que le
règlement du système douanier sur les bases indiquées à l'article:19 ci-dessus.
Ils étudieront aussi toutes les questions relatives aux monopoles du Tonkin, aux
concessions de mines, de forêts de salines et d'industries généralement
quelconques.
Fait à Huê en la Légation de
France.
Le 25è jour
du mois d'aoùt 1883 (23è jour du 7è mois Annamite).
(Suivent les signatures).
Les 49
Bienheureux Martyrs de la Société des Missions Etrangères.Béatification du
27.05.1900
Les 49
Bienheureux Martyrs de la Société des Missions Etrangères.Béatification du
27.05.1

LE MARIAGE DU PRINCE
D'ANNAM:
Le Prince Hàm Nghi (8è Empereur de la dynastie des NGUYÊN)
ex- Empereur
d'Annam et Mlle Laloé durant leurs fiançailles.

Le Mariage du prince
d'Annam:
La foule devant l'Archevéché, sur le passage du
cortège.

Le Mariage du prince
d'Annam:
Arrivée du cortège à l'Archevéché
d'Alger.

Le Prince et la
Princesse d'Annam sortant de l'Archevéché d'Alger, après la
bénédiction nuptiale.

Après la cérémonie,retour du cortège
nuptial à l'hotel de M Laloé.

EMPEREUR THÀNH THÁI
(10è Empereur de la dynastie des NGUYÊN) .


THÀNH
THÁI, EMPEREUR D'ANNAM EN COSTUME DE
VILLE


Le jeune Empereur DUY TÂN
et son entourage.
(11è Empereur de la dynastie des NGUYÊN).
*Nom et
Prénom:NGUYÊ:N DUY TÂN/NGUYÊ:N PHÚC
VINH SAN. *8è enfant de l'Empereur THÀNH
THÁI. *Date de
Naissance:19.09.1900. *Début de
Règne:05.09. 1907 à l'âge de 07 ans jusqu'à 16 ans ( mai
1916). *Durée de règne:09
ans.
*Longévité:
45 ans.
En
1916,il dirige la révolte contre les français (avec THÁI PHIÊN, TRÂN
CAO VÂN).II se fait emprisonné le 03.11.1916 puis exilé à la Réunion.Durant la 2
è guerre mondiale,il fait parti de l'Armée alliée pour contrer le fascisme . Il
est décédé dans un accident d'avion le 26.12.1945. Le
02.04.1987,son corps est rapatrié et enterré à Hué,à côté du tombeau de
THÀNH THÁI.

KHAI DINH
(12è Empereur de la dynastie des
NGUYÊN)
*Nom et
Prénom:NGUYÊN HOÀNG TÔNG/NGUYÊN PHÚC BUÙ DAO. *Fils de NGUYÊN CANH TÔNG(DÔNG KHÁNH) . *Date de
Naissance:1882. *Début de Règne:1916 et
ce pendant 9 ans sous le nom de KHÀI DINH. *Décès:
25.10.1925 *Longévité:43 ans



Sa Majesté KHAI
DINH, Empereur d'ANNAM sur le trône.

EMPEREUR D'ANNAM
DANS SON CABINET DE TRAVAIL.

FOULE ANNAMITE DEVANT LE PALAIS
ROYAL.

EMPEREUR D'ANNAM ET LE GOUVERNEUR
D'INDOCHINE

EMPEREUR D'ANNAM ET LE GOUVERNEUR
D'INDOCHINE

QUARANTENAIRE S.M KHAI
DINH:
SORTIE DE L'EMPEREUR DU PALAIS KIEN
TRUNG

QUARANTENAIRE S.M KHAI
DINH:
CAVALIER ROYAL PAVOISE.

S.M KHAI DINH DANS SON PALAIS CAU
CHANH.

PALAIS ROYAL THÁI HÒA

QUARANTENAIRE S.M KHAI
DINH:
CHANTEURS DU NORD ANNAM/DANSEURS
MOI

QUARANTENAIRE S.M KHAI
DINH:
CHANTEURS
DU SUD-ANNAM.


OBSEQUES DE S.M KHAI
DINH:
SPECTATEURS SUR LA
RIVIERE HUONG GIANG

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:
DEUX TOURS EN PAPIER VOTIF ET LES BONZES EN
DAMIER.

OBSEQUES DE S.M KHAI
DINH:
PORTEURS DE LANTERNES FUNEBRES.

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:
DEFILE DES ACTEURS

OBSEQUES DE S.M KHAI
DINH:
PASSAGE DU CORTEGE FUNEBRE ENTRE DEUX
COTEAUX.

OBSEQUES DE S.M KHAI
DINH:
CORBILLARD TRANSPORTE PAR
LES GARDES ROYAUX.

OBSEQUES DE S.M KHAI DINH:
ENTREE DE LA BIERE ROYALE AU TOMBEAU.
TOMBEAU DE
S.M KHAI DINH:
STATUE DE
l4EMPEREUR ET DAIS EN CIMENT ET PORCELAINE.

BAO DAI
(13è Empereur de la dynastie des
NGUYÊN).
*Nom et
Prénom:NGUYÊN PHÚC VINH THUY/NGUYÊN BAO DAI.
*Fils de NGUYÊN CANH
TÔNG(DÔNG
KHÁNH)
*Né en l'an Quý Suu(1913),23è jr, 9è
mois du calendrier lunaire à Vinh Trung,ancienne capitale de
Hûé.
*Début de
Règne:1925 mais déposé le 23.10.1955 après référendum .Exilé à
Paris,il meurt le 31 Juillet 1997 à l'hopital Val de Grace.
La Dynastie des NGUYÊN s'effondra lors de la Révolution D'Âout 1945.
PAPIER A EN-TETE
AUX ARMES ROYAUX
(EPOQUE BAO
DAI).

FETE
D'INTRONISATION S.M BAO
DAI:
MUSIQUE TRADITIONNELLE AU PALAIS DE THÁI HÒA.

FETE
D'INTRONISATION S.M BAO DAI:
AUDIENCE
SOLENNELLE.

IMPERATRICE TU CUNG ET LE PRINCE HERITIER VINH
THUY.


IMPERATRICE NAM
PHUONG.

IMPERATRICE NAM
PHUONG.


LES DEUX REINES.

VOYAGE DU ROI D'ANNAM A
TOURANE.
VALI ER ROYAL
PAVOISE
QUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:CAVALIER ROYAL
PAVOISE
QUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:CAVALIER ROYAL PAVOISEQUARANTENAIRE S.M KHAI DINH:CAVALIER ROYAL
PAVOISE
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